RECHERCHÉ – DÉFILÉ DE L’AMITIÉ NUESTRAMERICANA
Publié par basedepaixmontreal le 29 avril 2012
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LES ILLUSIONS DE STEPHEN HARPER
Publié par basedepaixmontreal le 24 avril 2012
Réflexions du compañero Fidel
LES ILLUSIONS DE STEPHEN HARPER
Je crois, sans vouloir offenser personne, que c’est ainsi que s’appelle le Premier ministre canadien. Je le déduis d’une déclaration publiée mercredi saint par un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de ce pays. Les États, censément indépendants, qui constituent l’Organisation des Nations Unies sont presque deux cents : leurs dirigeants changent constamment ou alors on les change. Beaucoup sont des gens honorables et des amis de Cuba, mais il n’est pas possible de se rappeler les détails de chacun d’eux.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, j’ai eu le privilège de vivre des années d’apprentissage intense et de constater que les Canadiens, situés à l’extrémité nord de notre continent, ont toujours respecté notre pays : ils investissaient dans les domaines qui les intéressaient et faisaient du commerce avec Cuba, mais ils n’intervenaient pas dans les affaires intérieures de notre État.
La Révolution démarrée le 1er janvier 1959 n’a pas adopté de mesures lésant leurs intérêts, et elle en a tenu compte pour maintenir des relations normales et constructives avec les autorités de ce pays qui consentait des efforts intenses pour se développer. Le Canada n’a pas été complice du blocus économique, de la guerre et de l’invasion mercenaire des États-Unis contre Cuba.
En mai 1948, l’année de la création de l’OEA, une institution à l’histoire honteuse qui liquida le peu qu’il restait du rêve des libérateurs d’Amérique, le Canada n’en faisait pas partie et il conserva ce statut pendant plus de quarante ans, jusqu’en 1990. Certains de ses dirigeants nous ont rendu visite. L’un d’eux fut Pierre Elliott Trudeau, un homme politique brillant et courageux, décédée prématurément et aux funérailles duquel j’ai assisté au nom de Cuba.
L’OEA est censée être une organisation régionale composée des États souverains de ce continent-ci. Ce genre d’assertion, comme bien d’autres de consommation courante, contient un grand nombre de mensonges. Le moins que nous puissions faire, c’est d’en être conscients si nous voulons préserver l’esprit de lutte et l’espoir d’un monde plus digne.
L’OEA est censée être une organisation panaméricaine. Aucun pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie ne pourrait y appartenir sous prétexte de posséder une colonie, comme la France avec la Guadeloupe ou les Pays-Bas avec Curaçao. Or, le colonialisme britannique ne pouvait pas définir le statut du Canada ni expliquer s’il s’agissait d’une colonie, d’une république ou d’un royaume.
Le chef de l’État canadien est la reine d’Angleterre, Elizabeth II, bien qu’elle délègue ses facultés à un gouverneur général qu’elle nomme elle-même. On pourrait donc demander si le Royaume-Uni ne devrait pas faire partie de l’OEA.
L’honorable ministre canadien des Affaires étrangères n’ose pas dire de son côté s’il soutient ou non l’Argentine dans la question épineuse des Malvinas. Il se borne à exprimer des vœux pieux pour que la paix règne entre les deux pays, oubliant que la Grande-Bretagne y possède la plus grande base militaire située hors de son territoire en violation de la souveraineté argentine ; qu’elle ne s’est pas excusée d’avoir coulé le Belgrano hors des eaux territoriales qu’elle a elle-même fixées et qu’elle a causé le sacrifice inutile de centaines de conscrits du service militaire. Il faudra demander à Obama et à Harper quelle position ils vont adopter face à la très juste réclamation que ces îles soient rendues à la souveraineté de l’Argentine et qu’on cesse de priver ce pays des ressources énergétiques et halieutiques dont il a tant besoin pour se développer.
J’ai été vraiment étonné de mieux connaître les activités des transnationales canadiennes en Amérique latine. Je n’ignorais pas les dommages que les Yankees infligeaient au peuple canadien, en obligeant ce pays beau et vaste à extraire le pétrole de grandes étendues de sable imprégnées de ce combustible, ce qui cause un préjudice irréparable à son environnement.
Or, les entreprises canadiennes spécialisées dans la recherche d’or, de métaux précieux et de matériau radioactif causent un tort incroyable à des millions de personnes.
Un article publié sur le site web Alainet voilà une semaine par une ingénieure en qualité de l’environnement nous introduit plus en détail dans la matière que l’on a si souvent mentionnée comme l’un des principaux fléaux qui attentent à des millions de personnes :
« Les sociétés minières, dont 60 p. 100 sont à capitaux canadiens, travaillent selon la logique de l’exploitation maximale, à faible coût et à court terme, ces conditions étant encore plus avantageuses si, là où elle s’implantent, elles paient des impôts minimes et sont astreintes à très peu d’exigences environnementales et sociales…
« Les lois minières de nos pays […] ne comprennent pas d’obligations ni de méthodologies relatives au contrôle des retombées environnementales et sociales.
« …les redevances que les sociétés minières versent aux pays de la région ne dépassent pas en moyenne 1,5 p. 100 de leurs revenus.
« Les luttes sociales contre les mines, surtout de métal, n’ont cessé de se renforcer à mesure que des générations entières ont constaté leurs retombées environnementales et sociales…
« Le Guatemala possède une force de résistance admirable aux projets miniers, dans la mesure où les peuples indigènes ont toujours mieux pris conscience que leurs territoires et leurs ressources naturelles n’avaient pas de prix en tant que patrimoine ancestral. Mais ces luttes se sont traduites ces dix dernières années par l’assassinat de cent vingt activistes et défenseurs des droits humains. »
Ce même article signale ce qu’il se passe en El Salvador, au Honduras, au Nicaragua et au Costa Rica, apportant des chiffres qui obligent à penser à fond à la gravité et à la rigueur du pillage impitoyable auquel sont soumises les ressources naturelles de nos pays et qui hypothèque l’avenir des Latino-Américains.
La présence de Dilma Rousseff, de retour dans son pays après une escale à Washington, servira à persuader Obama que, même si certains se délectent à prononcer des discours mielleux, l’Amérique latine est loin d’être un chœur de pays demandant l’aumône.
Les guayaberas que portera Obama à Cartagena sont un des grands thèmes des agences de presse : « ”Edgar Gómez […] en a dessiné une pour le président étasunien, Barack Obama, qu’il portera au Sommet des Amériques”, nous raconte la fille du modiste, qui ajoute : “Il s’agit d’une guayabera blanche, sobre, d’un travail fait main plus notable que de coutume”. »
Cette agence de presse précise : « Cette chemise-veste caribéenne a vu le jour sur les berges du fleuve Yayabo, à Cuba, d’où son nom original de yayabera… »
Le plus curieux, aimables lecteurs, c’est qu’il est interdit à Cuba de participer à ce Sommet ; mais pas auxguayaberas… Qui pourrait se retenir de rire ? Courons vite avertir Harper.
Fidel Castro Ruz
Le 8 avril 2012
20 h 24
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Vidéos – Conférence (CELAC, Grève étudiante, Occupons Montréal)
Publié par basedepaixmontreal le 8 avril 2012
Intervention de Eva Yelina SIlva, Consule de Cuba à Montréal, sur la CELAC
Intervention de James Cockcroft sur la CELAC, le rôle du Québec dans l’unité naissante des mouvements des Amériques. En anglais.
Intervention de James Cockcroft sur la CELAC, le rôle du Québec dans l’unité naissante des mouvements des Amériques. Traduction française.
Intervention de Raymond Bégin, étudiante en science-politique, sur la lutte étudiante au Québec. Première partie.
Intervention de Raymond Bégin, étudiante en science-politique, sur les luttes étudiantes. Deuxième partie.
Intervention disponible également en PDF Conférence du 27 mars 2012 – Lutte Étudiante
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22 AVRIL, JOUR DE LA TERRE
Publié par basedepaixmontreal le 8 avril 2012
Nous,
Hommes, femmes et enfants de bonne volonté
Nous nous rassemblons pour dire au monde que nous avons à coeur
La terre riche, généreuse et fragile que nous habitons
Et la défense du bien commun en ce pays;
Nous nous rassemblons parce que nous sommes convaincus
Qu’avec notre potentiel et notre savoir-faire
Nous pouvons adopter une meilleure stratégie dans l’usage du trésor
Que sont nos terres, notre eau et l’air qu’on respire;
Nous nous rassemblons
Parce que nous croyons que l’utilisation de nos richesses naturelles
Doit se faire en accord avec les populations
En harmonie avec la nature
Au profit de tout le monde
Et dans l’intérêt des générations à venir;
Nous nous rassemblons parce que nous croyons qu’il est possible
De nous développer selon un modèle
Qui soit une source d’enrichissement réel, de progrès et de fierté
Et une source d’inspiration pour le monde entier;
Nous affirmons que nous sommes favorables au développement, à un développement qui soit viable, qui fasse une large part aux énergies renouvelables, au transport écologique, au commerce équitable, à la revitalisation des régions et à une agriculture durable et nous affirmons qu’il est capital d’orienter nos efforts vers une économie où prospérité sera synonyme de qualité de vie;
Nous nous rassemblons pour dénoncer le désengagement du Protocole de Kyoto, les dégradations dues à l’exploitation des sables bitumineux, les modèles actuels de développement minier et forestier, les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste, du pétrole, de l’uranium et à l’utilisation de l’énergie nucléaire sur notre territoire;
Nous refusons d’être dépossédés de nos richesses et des sources d’un véritable progrès.
Et nous demandons:
Que le Gouvernement du Canada participe pleinement au Protocole de Kyoto, qu’il intensifie la lutte aux changements climatiques, qu’il cesse toute subvention aux compagnies pétrolières et gazières et qu’il poursuive toute politique de développement en répondant aux objectifs économiques, écologiques et sociaux les plus élevés au monde;
Que le Gouvernement du Québec se dote d’une véritable stratégie, pour le Nord et l’ensemble du territoire, où le développement de nos ressources naturelles et énergétiques répond à nos exigences les plus hautes en matière de partage de la richesse, de respect de l’environnement et des populations, maintenant et pour les générations à venir;
Voilà pourquoi nous signons cette déclaration et que nous nous engageons à prendre part à un vaste rassemblement le 22 avril et à l’événement unique qui aura lieu à 2 heures précises, à Montréal.
www.22avril.org
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En solidarité avec les étudiants du Québec
Publié par basedepaixmontreal le 6 avril 2012
Les membres du Collectif de mouvements sociaux, amis de la CELAC [Communauté d'États latino-américains et caraïbes] et de l’ALBA-TCP [Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples] Montréal, dans leur lutte pour un monde de paix ayant pour fondement la justice sociale, appuient les étudiants de tous les niveaux d’études qui se lèvent pour s’opposer à la détérioration et à la privatisation progressives des mesures sociales par le Gouvernement du Québec qui s’attaque aujourd’hui au système d’éducation.
Au plan global, la lutte des étudiants du Québec s’inscrit dans la résistance des peuples qui s’opposent à l’agressivité du néolibéralisme, manifestation du capitalisme sauvage qui dépouille les collectivités de droits fondamentaux reconnus à l’échelle internationale. En revendiquant le droit à l’éducation pour tous, nous visons le bien-être de tous les membres de la société. Un peuple éduqué a les outils pour améliorer ses conditions de vie et contribuer au développement social, politique et économique du pays.
Nous croyons fermement que la gratuité académique est possible. Il s’agit d’un choix politique que des pays n’ont pas hésité à faire. C’est le cas notamment à Cuba et au Venezuela.
Nous nous opposons fermement aux hausses des frais de scolarité qui s’inscrivent dans la politique du Gouvernement du Québec de réduction des coûts dans les programmes sociaux liés au bien-être de l’ensemble des citoyens.
Ainsi, les coupures massives imposées par le Gouvernement du Québec illustrent les failles structurelles du modèle néolibéral lié au capitalisme, en crise à l’échelle mondiale.
Nous estimons qu’il convient, dans le contexte actuel, de réfléchir à une solution à long terme au problème de l’accès aux études.
Nous devons nous demander quel modèle de société nous souhaitons pour remplacer les mesures néolibérales préconisées par le Gouvernement du Québec qui s’attaque aux droits fondamentaux que sont l’accès pour tous à l’éducation et aux services de santé.
Collectif de mouvements sociaux, amis de l’ALBA-TCP
collectifquebecoiscelac@gmail.com
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Lettre d’appui au président du Venezuela
Publié par basedepaixmontreal le 24 mars 2012
Président
Hugo Rafael Chávez Frías
Et Peuple vénézuélien
Caracas
Les membres du Collectif des mouvements sociaux québécois amis de la CELAC et de l’ALBA-TCP de Montréal (Canadá)
nous voulons joindre notre voix à celle de nos camarades du Venezuela, qui au court des derniers jours sont descendus dans les rues pour offrir leurs supports au président Hugo Rafael Chávez Frías, à la suite de l’opération qu’il a subie récemment.
Nous souhaitons ardemment que la rémission à son opération se fasse pour le mieux et qu’il se remette sur pied le plus rapidement possible.Le président Chavez est un exemple de courage et de détermination, nous serons à ses côtés pour cette lutte contre la maladie et pour celle de l’automne qui nous mènera à sa réélection.
La révolution bolivarienne menée par le commandant et son peuple est une source d’espoir pour leurs amis(es) et les peuples du nord.
Nous remercions le peuple cubain de permettre au président d’obtenir des soins de santé dans leurs beau pays. Soutenu par la grande efficacité du système de santé cubain, l’expertise et la compétence des docteurs et infirmières, permet au président d’obtenir des soins de qualités.
Nos pensées sont avec vous commandant et nous vous envoyons nos salutations les plus révolutionnaires.
Ensemble nous vaincrons!
Collectif des mouvements sociaux québécois amis de la CELAC (Communauté d’États latino-américains et caraïbes) et de l’ALBA-TCP (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique – Traité de commerce des Peuples)
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Conférence CELAC – 27 mars
Publié par basedepaixmontreal le 19 mars 2012
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À propos de l’exclusion de Cuba au Sommet de l’Amérique.
Publié par basedepaixmontreal le 19 mars 2012
Communiqué.
CUBA ET L’AUTODÉTERMINATION DES PEUPLES D’AMÉRIQUE LATINE
Notre organisation, le Collectif de mouvements sociaux québécois amis de la CELAC [Communauté d'États latino-américains et caraïbes] et de l’ALBA [Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples] de Montréal (Québec, Canada), solidaire du peuple cubain, appuie ceux qui, à travers le monde, luttent et résistent avec dignité aux prétentions hégémoniques de l’empire étatsunien, le plus terroriste et le plus agressif de l’histoire de l’humanité. Nous exigeons la libération immédiate des Cinq Cubains, héros de leur pays, qui sont emprisonnés injustement aux États-Unis, condamnés à plusieurs années d’incarcération à la suite d’un procès vicié qui a été dénoncé par Amnistie internationale et d’autres organisations de défense des droits de l’homme.
L’histoire de résistance, de dignité et l’autodétermination du peuple cubain face aux agressions de l’empire le plus scélérat qu’ait connu l’humanité, ont marqué l’imagination, de façon inégalée. Après l’effondrement de l’Union soviétique, au début des années 90, ceux qui ont voulu humilier le peuple de Cuba ont du renoncer à leurs plans avilissants d’asservissement.
Les Cubains nous ont démontré qu’il était possible d’être dignes et indépendants, que le chemin à suivre était celui de la construction de notre propre avenir. Comme l’ont proclamé, en Amérique latine, nos pères fondateurs, la démocratie n’existe que si elle est le fruit de l’unité de nos peuples, garantie fondamentale de notre invincibilité.
En dépit du blocus scélérat imposé par l’empire étatsunien depuis plus de 50 ans, Cuba demeure, alors que le système capitaliste est en crise, l’un des rares pays du monde où l’accès aux services de santé et à l’éducation est gratuit. En outre, à Cuba, la reconnaissance effective des droits humains fondamentaux ne se limite pas à une simple déclaration formelle. Les décisions touchant l’être humain font l’objet d’un exercice démocratique authentique. C’est cette façon de gérer les institutions qui dérange ceux qui ont pour doctrine l’avilissement des peuples du monde.
Cuba agace l’empire voisin par l’exemple qu’il donne aux autres peuples. C’est pour cette raison que le pays, depuis les débuts de la Révolution cubaine, a été l’objet d’attaques incessantes. La volonté d’isoler Cuba de la communauté internationale afin d’éviter que son modèle ne soit reproduit par d’autres peuples est au centre la doctrine politique des États-Unis.
Aujourd’hui, des changements profonds se manifestent dans l’Autre Amérique, des peuples, inspirés de l’exemple de Cuba, construisent leur avenir, convaincus que la démocratie peut s’exercer de façon différente, en se basant sur la participation du peuple, et que nul ne doit craindre un empire quelque soit sa puissance et son agressivité.
Cuba a démontré que l’autodétermination des peuples d’Amérique latine et des Caraïbes est le meilleur moyen de résister aux velléités néo-coloniales de l’empire nord-américain et qu’il n’est possible d’avancer vers un monde meilleur que dans le respect du droit international.
Collectif de mouvements sociaux québécois amis de la CELAC et de l’ALBA
Montréal, le 20 mars 2012
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Dix ans après le coup raté au Venezuela
Publié par basedepaixmontreal le 19 mars 2012
À la défense des efforts pour ouvrir
la voie au progrès social
Près de dix ans se sont écoulés depuis le coup d’État du 11 avril 2002 au Venezuela, un autre coup trouvant ses racines dans les guerres sales menées par l’impérialisme étasunien en Amérique latine. Ces guerres ont engendré la répression politique et l’appauvrissement servant à détruire la souveraineté des peuples et à les rendre dépendants aux intérêts étrangers, en particulier aux intérêts des États-Unis. Cependant, le coup au Venezuela n’a duré que deux jours alors que le peuple vénézuélien et une grande partie des Forces armées ont défendu la nouvelle Constitution et ont ramené le président Hugo Chavez au palais présidentiel.
Le 23 février, l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela et Territorio Libre ont organisé une réunion publique sur le campus de l’université pour souligner le 10e anniversaire du coup. Les oratrices invitées étaient Ana Carolina Rodriguez, chargée d’Affaires de l’ambassade vénézuélienne, Francia Malvar, Martha Pardo et Merly Vanegas, consules générales à Montréal, à Toronto et à Vancouver, respectivement. L’ambassadrice de Cuba à Ottawa, Teresita Vicente Sotolongo, ainsi que la ministre conseillère, Maria de la Luz B’Hamel, étaient aussi présentes.
La chargée d’Affaires Rodriguez a mis en lumière comment le coup d’État de 2002 avait tenté d’empêcher les grandes transformations ayant lieu au Venezuela depuis l’élection en 1998 de Hugo Chavez en tant que président. Bien que le peuple ait surmonté ce coup, le Venezuela reste toujours dans la mire de puissances internationales hostiles, a-t-elle souligné. Elle a expliqué que les premières années du gouvernement Chavez ont connu plusieurs réformes constitutionnelles lesquelles, avec l’Assemblée constitutionnelle, ont été ratifiées par 98 % de la population par le biais de quatre processus électoraux. En l’an 2000, Chavez a été réélu sous les auspices de la nouvelle Constitution. Mme Rodriguez a mis en relief certains des changements majeurs qui ont depuis été mis en oeuvre : le système politique est passé d’une démocratie représentative à un système de démocratie participative ; des mesures ont été prises pour transformer 50 % des terres non cultivées en terres agricoles ; les limites aux zones de pêche ont été agrandies et des lois adoptées pour protéger l’environnement. Aussi, l’économie est réorganisée de sorte à ce que les revenus soient de plus en plus utilisés pour répondre aux besoins de base du peuple. Par exemple, le revenu provenant de l’industrie pétrolière — le Venezuela est l’un des pays ayant les plus grandes réserves de pétrole au monde — sert à garantir les besoins alimentaires du peuple. Cependant, ces changements créent des frictions avec les intérêts privés qui bénéficiaient des anciens arrangements, a-t-elle ajouté.
La consule générale Vanegas a élaboré ce point, expliquant que le coup avait été orchestré par une petite minorité composée en somme de certains éléments de l’industrie pétrolière, une petite section de l’armée et de l’Église catholique. Elle-même était directrice du Bureau du président de l’Assemblé nationale le 11 avril au moment du coup d’État. Dans les heures qui ont suivi le coup, a-t-elle dit, le peuple a été brutalement réprimé. Mais les forces derrière le coup ont sous-estimé l’appui que manifesterait le peuple pour le gouvernement légitime et sa volonté de défendre la nouvelle Constitution, a dit Mme Vanegas.
La consule générale Pardo a dit que parmi les réalisations de la révolution bolivarienne, était une conscience humanitaire et sociale accrue de la société vénézuélienne, dont la base est que le peuple doit recevoir ce qui lui revient de droit. Elle a discuté des grands pas accomplis en éducation, en soins de santé et en logement. Un récent recensement affirme que le Venezuela est constitué d’une population relativement petite mais très jeune de 28 millions, dont 10 millions sont aux études à divers niveaux. Des milliers d’écoles ont été mises sur pied, y compris l’Université bolivarienne. L’analphabétisme a été éliminé. Il n’est plus nécessaire de voyager de longues distances pour se rendre à l’hôpital puisque des centres de soins urgents ont été mis sur pied partout au pays. La sécurité alimentaire est garantie. La pauvreté a été réduite de 40 % tandis que les investissements sociaux dans les logements et la santé ont augmenté de 500 %. Les pensions ont été fixées à un des plus haut niveau d’Amérique latine. La dépendance économique envers les États-Unis est réduite par des activités commerciales avec des pays tels l’Iran, la Russie et la Chine, et la consolidation des organisations régionales telles que l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA).
La consule générale Malvar a rappelé que les pouvoirs responsables du coup d’État en 2002 sont toujours actifs et que de nouvelles tentatives sont omniprésentes, toujours sous l’influence d’intérêts impérialistes étrangers. Elle a expliqué davantage les mesures prises par le Venezuela pour s’opposer à l’hégémonie étasunienne et pour briser les liens du néolibéralisme. Elle a parlé de l’ALBA et indiqué comment celle-ci facilite des relations internationales qui donnent lieu non seulement à des échanges commerciaux mais aussi à des programmes sociaux tels la santé. Elle a donné l’exemple du projet Mission Milagro, un projet que le Venezuela a mené à bien en collaboration avec Cuba pour guérir les problèmes oculaires de deux millions de ses citoyens. Elle a parlé de l’assistance que le Venezuela donne à Haïti sous forme de soins de santé et de pétrole. En conclusion, elle a aussi donné l’exemple de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) considéré comme un développement positif pour la région, notant que son orientation en tant qu’organisation qui s’oppose à l’ingérence étrangère lui permet de se prononcer de façon unitaire sur des questions telles que les îles Malouines et le blocus contre Cuba.
Source : Le Marxiste-Léniniste, 12 mars 2012
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James Cockcroft: À propos de la CELAC (Cuba)
Publié par basedepaixmontreal le 9 mars 2012
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